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Le burn-out, bore-out et brown-out sont de nouvelles pathologies liées au monde du travail qui se multiplient. Les entreprises doivent réussir à diagnostiquer ces syndromes qui décrivent un mal être et une inadéquation entre les compétences du collaborateur et la fonction exercée. Leurs conséquences peuvent être importantes tant sur la vie personnelle que sur la vie professionnelle du salarié. Hippolyte RH vous aide à bien réagir face à ces maladies professionnelles !

 

Burn-out, bore-out et brown-out : savez-vous les différencier ?

Le burn-out : le sommet de l’épuisement

D’après l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le burn-out représente un sentiment de fatigue intense, une perte de contrôle et une incapacité à aboutir à des résultats concrets au travail. Ce syndrome d’épuisement professionnel est le plus connu. En effet, il est lié à un trop-plein de travail qui génère un stress chronique. Certains facteurs comme le manque d’autonomie au travail, le manque de reconnaissance, l’absence de communication ou l’isolement accentuent le risque de burn-out.

Le bore-out : l’ennui à mourir

À l’heure des open spaces et des bullshit jobs, certains salariés ont le sentiment d’être inutiles au travail et de ne pas exploiter leur potentiel. À l’inverse du burn-out, le bore-out se caractérise par une sous-charge de travail qui génère un épuisement professionnel par l’ennui. En effet, le salarié en bore-out effectue des tâches rébarbatives, n’a pas de défi à relever, ni d’objectif à atteindre ce qui provoque un désintéressement pour son emploi. Le bore-out est suivi d’une cascade de sentiments négatifs : fatigue, isolement, lenteur, frustration…

Le brown-out : le flou et le manque de perspectives

Dernière pathologie émergente du monde de travail, le brown-out. Ce syndrome provient d’une perte de sens et d’utilité d’un salarié pour son activité professionnelle dû à des tâches non stimulantes. En clair, soit ses missions vont à l’encontre de ses principes et valeurs, soit son potentiel est sous-exploité. De ce fait, ce flou entraîne une baisse de l’engagement et un désintérêt pour la qualité du travail effectué.

 

Intéressez-vous à vos collaborateurs pour mener une réflexion approfondie

Certes, il n’est pas simple de détecter ces maladies professionnelles, mais quelques éléments peuvent déclencher la sonnette d’alarme. Par exemple, vous sentez un de vos collaborateurs particulièrement démotivé, lassé, fatigué… ? Il est grand temps de le convoquer pour en savoir plus ! Lorsqu’un de vos collaborateurs souffre d’un mal être professionnel profond, il est de votre devoir d’agir. Alors, conseillez-lui de consulter un médecin du travail ou un spécialiste de la souffrance au travail. De votre côté, menez une réflexion approfondie sur votre collaborateur :

 

1- Attente VS Réalité

Lors de son recrutement, les RH ont-ils été suffisamment clairs sur le contenu du poste et sur sa charge de travail ? N’ont-ils pas légèrement déformé la réalité ? Un mauvais processus de recrutement peut entraîner une inadéquation entre les attentes de votre collaborateur et la réalité du poste.

Pour vous assurer de l’adéquation entre attente et réalité, demandez à votre collaborateur, peu de temps après le recrutement, si son travail lui convient. Assurez-vous régulièrement qu’il s’épanouisse à son poste. Si ce n’est pas le cas, essayez de lui proposer une branche, un métier ou des missions qui lui correspondraient mieux.

 

2- Les missions

Les tâches qui lui sont confiées sont-elles relativement intéressantes ? L’ennui et le sentiment d’être inutile peut nuire fortement à la performance de votre collaborateur.

N’hésitez-pas à questionner votre collaborateur sur ses missions. Afin qu’il s’épanouisse dans ses missions, vous devez savoir ce qui lui plaît et lui déplaît. Ainsi, vous pourrez lui confier des tâches qui l’intéressent et redéfinir ses missions.

 

3- La charge de travail

Lui en demandez-vous trop ou pas assez ? L’intensité, la complexité et la charge de travail imposées au salarié doivent être contrôlées afin d’éviter ce type de pathologie.

Pour cela, questionnez-le régulièrement sur son travail pour savoir si le rythme lui convient et s’il nécessite ou non des ajustements.

 

4- La communication

Le salarié a-t-il été excessivement éprouvé ? Avez-vous remarqué un manque de communication entre votre collaborateur et les autres salariés ? L’isolement peut signifier une dégradation des relations entre collaborateurs.

Pour favoriser une bonne cohésion de groupe, n’hésitez-pas à organiser des événements de type team building pour resserrer les liens entre les salariés de votre entreprise. Egalement, Proposez à vos salariés de se retrouver autour de la machine à café pour discuter !

 

5- La pérennité de l’emploi

Lui avez-vous donné des raisons de douter de la pérennité de son emploi ? L’insécurité de l’emploi peut entraîner des hésitations et des craintes chez le salarié.

Votre collaborateur ne doit pas douter de sa place et de son importance au sein de votre entreprise. Rassurez-le à ce sujet pour lui donner confiance en lui !

 

Les maladies professionnelles ne sont pas à prendre à la légère. En plus de causer du tort aux salariés qui en souffrent, elles peuvent avoir un impact sur votre entreprise. Vous devez donc porter une attention toute particulière à leur bien-être !